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Quelle est l’éthique de mon organisation ?

Rédigé par Alain Sanguinetti Aucun commentaire
Modèle de label énergie européen apposé sur les lave-linge

Les labels énergies sont de plus en plus présents sur les produits de consommation. Ils permettent à l'acheteur de comprendre en un clin d’œil le positionnement éthique du produit sur plusieurs axes : quelle importance à la consommation d’énergie, quelle importance à la consommation d’eau, le tout à quel prix. En fonction de ces informations et de sa propre éthique, l’acheteur prendra sa décision.

La généralisation de ces étiquettes traduit une attente d’éthique. Dans cet article je vous propose de commencer par prendre la mesure de l’attente d’une éthique puis d’étudier la nature de cette éthique et enfin de renforcer votre organisation par votre éthique.

L’attente d’éthique

Je vous conseille un exercice simple : essayer de repérer toutes les occasions lors desquelles le mot « éthique » est utilisé. Il revient tout le temps! On l’entend presque automatiquement dès que la discussion aborde l’intelligence artificielle, quand on évoque les migrations humaines, la nourriture. Lors des sélections du TEDxParis Saclay, le mot éthique a été prononcé de nombreuses fois, parfois la question était sous-jacente au discours.

Comme énoncé par Pierre Giorgini lors d'une conférence à l'université de Valenciennes, l’éthique est au centre de la société qui arrive, cette société où l’hyperpuissance digitale change tout.

La diversité des éthique

Lors de cette même conférence, Pierre Giorgini a pris le temps de souligner que l'éthique est individuelle. Elle est spécifique à chaque personne. Et en fonction de cette éthique, l’issue du choix sera différente. En prenant l’exemple de la question de l’accident automobile inévitable où une intelligence artificielle devra choisir au nom de son conducteur quel comportement adopter, il a présenté des divergences d’approches : Mercedes choisissait d’abord et dans tous les cas de protéger l’occupant de la voiture. Renault proposait de protéger le moins protégé : le piéton puis le cycliste avec casque puis l'automobiliste dans une voiture avec airbags, etc. Un constructeur américain laissait le choix à l'automobiliste entre 12 comportements différents.

Au final, la question de l’éthique se pose sous la forme d’un test : nos éthiques sont-elles suffisamment compatibles pour que nous acceptions d’effectuer une transaction (collaboration, achat, etc) ?

Identifier et exprimer son éthique

Alors comment comparer son éthique ?

Une première étape est de la connaître. Elle se cache dans les valeurs de l’organisation, les méthodes, les choix de priorisation. Par exemple, lors de la journée « ici se construit demain » organisée par DATA4, la nourriture fournie était fraîche, contenait de la viande, peu d’emballages plastiques, avec un foodtruck de yaourt glacé bio sur place. La majorité des participants ont eu l’air satisfaits et cela était donc certainement compatible à leur éthique alimentaire.

Les décisions ne sont pas à prendre à la légère. Si l’objectif d’un choix est purement financier, alors un algorithme permettra toujours d’optimiser le coût. Par contre, si d’autres valeurs éthiques sont en jeu, comme c’est éminemment le cas pour la nourriture, alors, le choix humain prend toute sa dimension et représentera l’éthique de l’organisation.

Ainsi, en analysant les modes de décisions de l’organisation, on se fait une idée de l’éthique de cette organisation.

Cette éthique peut ensuite être affichée, revendiquée, utilisée comme un argument différenciateur. Cela passe parfois par la simple mention "éthique" apposée au produit : sous-vêtements éthiques, marketing éthique, boisson éthique, etc. Dans ce cadre là, le terme éthique est utilisé comme adjectif et prétend décrire une éthique unique. De manière plus riche et personnalisée, l’éthique peut être affichée sous la forme d’un manifeste, d’une page du site internet consacrée aux valeurs.

En affichant ainsi son éthique, on facilite la comparaison avec les autres éthiques et on donne plus de valeur aux raisons de ses choix éthiques. Par exemple l’entreprise Saint-Michel choisit de ne pas mettre d’huile de palme dans ses produits, cela se voit si on regarde la composition des produits mais c’est néanmoins revendiqué par une mention spéciale sur l’emballage.

Conclusion

L’éthique a fait son entrée dans le vocabulaire courant. Cela traduit des attentes et même des exigences. La première chose à faire pour une organisation est d’en prendre acte. Il faut ensuite reconnaître la diversité des éthiques et comprendre que sa propre éthique est unique, dynamique et différenciatrice. Dès lors, l’organisation peut identifier son éthique, l’illustrer et en faire une force. Attention, la façon dont l’éthique revendiquée est appliquée est un choix, d’éthique, particulièrement différenciateur !

Cet article pourra être complété par la lecture d’un article à venir sur l’importance des détails dans les projets riches et complexes.

Rendez-vous sur la page "à propos" pour plus d'informations à mon sujet.

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